UNE "ETRANGETE ORGANISATIONNELLE"...
La mononationalité suisse du CICR
Par Paul Grossrieder*
Dans l'opinion publique, le caractère exclusivement suisse du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est souvent objet d'étonnement, voire de critique. On ne comprend pas pourquoi cette organisation de renom ne cherche pas à s'ouvrir à d'autres nationalités afin de s'enrichir de nouvelles compétences et du savoir-faire de personnalités non suisses, et à s'extraire de cette stricte "suissitude" désuète, sinon caduque.
DOSSIER JUSTICE ET HUMANITAIRE
Omar El-Béchir, la paix par les armes...
Par Stéphane Aubouard*

Dans cet entretien, le Professeur Mohammed Hassan de la faculté des Sciences politiques de l’université de Khartoum explique pourquoi le mandat d’arrêt international lancé le 4 mars 2009 par la CPI a été perçu par une grande majorité des Soudanais comme une blessure faite à leur identité nationale… "Omar el Béchir est devenu, depuis l’émission de ce mandat, très populaire au Soudan, y compris au Darfour. Et il ne s’agit pas seulement de propagande rondement menée par le parti du Congrès national" affirme Mohammed Hassan...
Après l'expulsion des ONG occidentales du Darfour
La catastrophe humanitaire n’a pas eu lieu
Dans ce texte, Stéphane Aubouard analyse les conséquences du mandat d'arrêt émis le 4 mars 2009 par la Cour pénale internationale, inculpant Omar el Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Darfour. Dans la foulée de l'émission de ce mandat, les autorités soudanaises expulsaient treize ONG internationales et interdisaient d’activité trois ONG soudanaises. L’ensemble des observateurs internationaux prédisait alors une catastrophe humanitaire sans précédent...
Réponse à Fabrice Weissman...
Humanitaire et justice : pourquoi les opposer ?
Par Simon Foreman*
Il y a quelques mois, dans Grotius.fr, Fabrice Weissman(1) décrivait l'embarras de certaines ONG humanitaires face à la justice pénale internationale, embarras que l'on pourrait trouver paradoxal si l'on repense au soutien que certaines d'entre elles ont apporté à la naissance de la Cour pénale internationale à la fin des années 90.
Paris, N’Djaména, Khartoum...
"Lune de miel" et realpolitik
Par Jérôme Tubiana*

Une poignée de mains hypocrite de plus ? Ce n'est pas la première fois que les présidents Déby et Béchir s'embrassent devant les caméras pour, dès le lendemain, envoyer sans tarder des groupes rebelles sur leurs capitales respectives. Quelle que soit la sincérité des protagonistes, la visite d'Idriss Déby à Khartoum les 8 et 9 février signe un apaisement qui a déjà commencé sur le terrain. Les deux régimes ont fait montre d'une bonne volonté inhabituelle en mettant en sommeil les rebelles du voisin, même si à l'évidence ils peuvent les réactiver rapidement.
Au-delà du cas El-Béchir…
Quelle justice internationale voulons-nous ?
Par Daniel Lagot*
Un mandat d’arrêt a été émis voici un an par la Cour pénale internationale, à la suite de sa saisine par le Conseil de sécurité, contre le chef d’Etat du Soudan pour crimes de guerre et contre l’humanité. Le procureur avait demandé aussi une incrimination pour génocide, non retenue. Il a fait appel. Les combats ont aujourd’hui presque cessé. Des crimes très graves ont eu lieu, surtout de 2003 à 2005.
Justice, diplomatie et intérêts particuliers
Le dossier «H», 10 ans après…
Par Gaël Grilhot*
Des associations ont commémoré le 3 février 2010, à N'Djaména, les dix ans d'un événement qui allait être à l'origine d'un véritable thriller géopolitique, impliquant plusieurs Etats et plusieurs systèmes judiciaires au plus haut niveau. L'inculpation d'Hissène Habré – rapidement suivie à N'Djaména par une plainte à l’encontre d’anciens membres de sa police politique - allait susciter l'espoir pour les victimes encore vivantes de ce régime violent et autoritaire et être à l'origine de modifications constitutionnelles, de bouleversements dans les mentalités. L’inquiétude aujourd'hui est palpable car le processus judiciaire est très lent…